Samedi, à 17 h, l’US Forbach accueille l’AS Nancy Lorraine pour le 7e tour de la Coupe de France de football. Il y a un monde d’écart en les deux équipes. Quatre niveaux de différence exactement, entre les pros nancéiens qui évoluent en Ligue 2, et les amateurs forbachois du championnat de Régional 1.

Des pros trop confiants au Schlossberg

Un match qui fleure bon le souvenir. Il y a presque un quart de siècle, c’était l’affiche des 32e finale de la Coupe de France. Et Forbach l’avait emporté, 1-0 ! Certes, l’écart était moindre entre l’USF (D4) et Nancy (D2). Mais cela reste un exploit retentissant.

Ce 6 mars 1993, il y a 4 000 spectateurs au Schlossberg. Beaucoup sont venus tôt au stade. Pas les Nancéiens. «  On avait l’impression qu’il prenait le match à la légère. Ils sont arrivés tard, se sont échauffés très rapidement. Nous, on était prêts, on sentait qu’on était capables de faire quelque chose  », se souvient Patrick Hesse, l’entraîneur forbachois de l’époque.

Un but sur penalty de Jean-Marc Scattareggia

Le pressentiment de Patrick Hesse se confirme vite. «  Le match s’est déroulé comme on l’avait prévu. On s’était préparés à résister. Et on a réussi à marquer  », rappelle Denis Sacksteder, le capitaine de l’USF. Dix minutes avant la pause, l’attaquant Arnaud Casanova s’écroule dans la surface, plus ou moins accroché, selon les avis, par le gardien de l’ASNL. Penalty ! «  Coco Cantaro avait le ballon dans les mains pour le tirer. Je le lui ai pris. D’habitude, je ne faisais pas ça mais là, je le sentais bien. Il m’a juste dit : « Gare à toi si tu le loupes ». J’avais intérêt à marquer  », sourit encore Jean-Marc Scattareggia. Le jeune milieu de terrain, originaire de Sarreguemines et formé au RC Strasbourg, ne tremble pas.

Juan Dos Santos imbattable

Les Forbachois préservent ce but d’avance jusqu’à la fin de la rencontre. Sur le terrain, ils sont héroïques, portés par une belle ambiance dans le stade du Schlossberg. Dans les gradins, il y a un supporter inconditionnel de l’USF, Pascal Kirchstetter, aujourd’hui président du club. «  Nancy était dans le haut du classement de D2. Olivier Rouyer était l’entraîneur, Tony Vairelles jouait en attaque.  » Et Mustapha Hadji au milieu de terrain. «  Mais ce soir-là, Juan Dos Santos a fait un match énorme dans les buts  », rajoute Pascal Kirchstetter.

« On était une bande de copains »

Même les poteaux sont forbachois, et évitent l’égalisation nancéienne. «  On aurait pu jouer une heure de plus, il ne pouvait rien nous arriver  », résume Jean-Marc Scattareggia. L’USF bat les pros de l’ASNL. «  C’était un exploit retentissant, le premier gros coup que l’on réalisait en Coupe de France. Je me souviens du tour d’honneur à la fin du match, de la fête qui a suivi. On était une bande de copains, l’équipe était composée de joueurs locaux, les meilleurs du Bassin houiller  », explique Denis Sacksteder.

L’épopée forbachoise prendra fin à la fin de mois de mars 1993, en 16e de finale, contre Mulhouse (D2), avec une défaite 3-0. «  Eux ont bien préparé le match. On n’a rien pu faire, il n’y avait pas photo  », conclut Patrick Hesse.

Les billets pour le match de samedi

Les billets pour le match du 7e tour de la Coupe de France Forbach-Nancy de samedi (17 h au stade du Schlossberg) seront en vente à partir de mercredi.
• Pré-vente mercredi, jeudi et vendredi de 9 h à 11 h 30 et de 13 h à 16 h (vendredi uniquement le matin) à la galerie marchande du Cora, à la brasserie Le B (anciennement buffet de la gare) et au bar L’Anti Stress au Creutzberg.
• Pré-vente également de mercredi à vendredi au club-house du stade du Schlossberg, de 17 h à 19 h 30.
• Tarifs : 12 € en tribune (environ 800 places disponibles), 7 € en pourtour. Les billets restants seront en vente le jour du match.

Pascal MITTELBERGER. Républicain Lorrain